L’élection du Niger au Conseil de sécurité des Nations Unies: un mandat au prisme des enjeux et défis sécuritaires au Sahel

 | Note d'analyse politique, Politiques, stratégies & diplomaties économiques, Sécurité, défense & armements

Par Kalil Aissata Keita

RÉSUMÉ:
Cette note d’opinion tente d’analyser et de démontrer que l’élection du Niger au Conseil de sécurité des Nations Unies est une élection au prisme des enjeux et défis sécuritaires de la bande sahélo-saharienne. Cette élection advient à un moment où la région Ouest Africaine n’a jamais été aussi confrontée à des questions de développement, de paix et de sécurité. Le corridor saharo-sahélien en particulier fait face aujourd’hui à une crise sécuritaire majeure.
Cette note propose que le Niger pèse de son prestige en sa qualité de membre non permanent au Conseil de sécurité pour créer une réelle synergie d’action entre le G5 Sahel et le Conseil de sécurité en matière de développement, de paix et de sécurité. Elle propose également que le G5, à travers sa force conjointe, qui traverse actuellement des difficultés structurelles et conjecturelles, soit doté des moyens notamment financiers dans le cadre de ses opérations du maintien de la paix et de la sécurité. Elle propose enfin que la force conjointe du G5 soit mise sous l’égide du Chapitre VII de l’ONU pour qu’elle intègre dans les objectifs du maintien de la paix (OMP).

CONTEXTE:
Le Niger a été élu, le vendredi 7 juin 2019, pour un mandat de deux ans, comme membre non permanent du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies (ONU) lors de la 89ème séance plénière de l’Assemblée générale. Il va siéger dans cette instance des Nations Unies pour la période 2020-2021. Sa candidature a été appuyée unanimement par les Etats africains et a également obtenu le soutien de plusieurs autres Etats non africains. Si plusieurs pays membres de l’ONU n’ont encore jamais siégé au sein de cet organe exécutif habilité à prendre des décisions contraignantes en droit international, le Niger est à son deuxième mandat. Son premier mandat remonte de 1980 à 1981.
Alors que l’élection du Niger au Conseil de sécurité est un franc succès pour sa diplomatie, elle intervient à un moment où la région sahélienne n’a jamais été aussi confrontée à des questions de développement, de paix et de sécurité. Elle fait face aujourd’hui à une crise sécuritaire majeure. Des rebellions de bandes armées, aux trafics illicites de drogues, d’armes et de migrants, en passant par des guerres tribales et claniques, viennent s’ajouter les insurrections djihadistes. Le G5 à travers sa force conjointe traverse actuellement des difficultés structurelles et conjecturelles.

PROBLEMATIQUES:
Que peut faire concrètement le Niger au cours de son mandat au Conseil de sécurité pour la bande sahélo-saharienne ?

IDEES MAJEURES :
– Les objectifs du G5 transcendent bien avec ceux du Conseil de sécurité qui est chargé en application de la Charte des Nations Unies, de maintenir la paix et la sécurité internationale.
– Le Niger dispose ainsi de la possibilité de créer une réelle synergie d’action entre le G5 et le Conseil de sécurité.
– Il est plus que nécessaire aujourd’hui de doter le G5 des moyens financiers dans le cadre de ses opérations du maintien de la paix et de la sécurité.
– Il est tout aussi primordial de mettre la force conjointe du G5 Sahel sous l’égide du Chapitre VII de l’ONU pour qu’elle intègre dans les objectifs du maintien de la paix (OMP).

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