Les capacités d’absorption des Etats africains, un problème structurel sans solution ?

 In Note d'analyse politique, Politiques, stratégies & diplomaties économiques

Par Kalil Aissata Keita

RÉSUMÉ:
Cette note essaie d’analyser les enjeux de l’aide publique au développement dans les États africains à travers leur capacité d’absorption. En ce sens, elle vise à démontrer deux axes principaux. D’une part les contraintes, difficilement surmontables, relatives à l’accès au financement des bailleurs, et la capacité de levée de fonds des États d’Afrique noire bénéficiaires qui s’analyse comme des problèmes relatifs aux moyens humains, matériels et techniques. D’autre part, l’épineuse problématique de gestion financière qui est considérée comme la pierre d’achoppement de la réussite des États africains. Ce dernier axe pose des questions à la fois sur le respect de l’obligation de transparence dans la gestion financière du projet/ programme et sur le comportement laxiste des mécanismes de contrôle d’évaluation du système international. Ce qui pose la question de la sincérité des donateurs.

PROBLÉMATIQUE:
Si les fonds des bailleurs bilatéraux et multilatéraux sont disponibles, leur accès présente encore quelques difficultés, d’ordre divers, pour les États africains. Et même si celles-ci sont surmontées et le financement obtenu qu’en est-il de son utilisation? La question récurrente de la bonne gouvernance économique ne refait-elle pas surface?

CONTEXTE:
Cette note s’inscrit dans un contexte socio-politique et économique africain marqué par une crise de confiance accrue entre gouvernants et gouvernés. Si la question de l’utilité de l’aide publique au développement ne cesse de diviser, celle de son obtention et de sa gestion financière ne cesse plus encore de faire couler beaucoup d’encre et de salive.

IDÉES MAJEURES:
L’aide publique au développement comme son nom l’indique vise à aider les États africains au financement de leur projet/programme sanitaire, alimentaire, sécuritaire, sociale, économique, politique, culturelle, éducative. Donc, son objectif consiste à fournir les fonds nécessaires pour la réalisation et le fonctionnement d’un projet porté par un État en vue de satisfaire aux nécessités du développement économique et social d’une population donnée. Deux idées majeures en découlent:
– L’accès au fonds, en principe soumis à certaines exigences de fond et de forme. Si les États africains parviennent à surmonter ces exigences, ils font souvent preuve d’une faible capacité de levée de fonds disponibles.
– La gestion financière du projet éligible. Si elle doit se faire en principe sous un contrôle exigeant des organismes censés être indépendants, cette phase se caractérise généralement par un manque de transparence et ce, au vu et au su des bailleurs de fonds qui disposent pourtant des mécanismes de contrôle et d’évaluation plus ou efficaces.

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