L’invalidation de la présidentielle au Kenya: Une révolution juridique dans un continent juridiquement conservateur

 In Info flash, Politiques, stratégies & diplomaties économiques

Par Kalil Aissata Keita

Au Kenya, comme dans la plupart des pays africains, c’est une autorité administrative indépendante qui est chargée d’assurer l’établissement et la mise à jour du fichier électoral, l’organisation des élections et le déroulement des opérations de vote. C’est elle aussi qui est chargée de proclamer les résultats provisoires. Si son appellation diverse selon les pays, son office reste plus ou moins le même. Au Kenya, elle porte le nom de « The Independent Electoral and Boundaries Commission » (EBC), en Guinée, c’est la Commission électorale nationale indépendante (CENI). En côte d’ivoire, c’est la Commission électorale indépendante (CEI), etc.

Apparue récemment sur le continent à la suite de la troisième vague de démocratisation, si la Commission électorale avait pour objectif de rendre l’ensemble du processus électoral plus crédible, il faut admettre qu’elle est aujourd’hui fourvoyée et accusée de partialité, de dépendance et d’inféodation au pouvoir en place. Ses décisions provisoires sont très rarement annulées par des juridictions électorales qui sont, elles, des instances définitives et souvent nommées et contrôlées par le régime en place. Mais par une décision audacieuse de la plus haute juridiction kenyane, on assiste à un début d’annihilation de ce cliché et un début d’espoir se dessine.

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