{"id":5843,"date":"2016-08-24T12:13:14","date_gmt":"2016-08-24T10:13:14","guid":{"rendered":"http:\/\/www.thinkingafrica.org\/V2\/?post_type=portfolio&#038;p=5843"},"modified":"2020-05-25T17:06:21","modified_gmt":"2020-05-25T15:06:21","slug":"interview-ibrahima-thioub","status":"publish","type":"portfolio","link":"https:\/\/www.thinkingafrica.org\/V2\/project\/interview-ibrahima-thioub\/","title":{"rendered":"Histoire de l\u2019Afrique et l\u2019Afrique dans l\u2019histoire \u2013 Ibrahima Thioub"},"content":{"rendered":"<p><iframe loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/lwZj5kEhD2I\" width=\"740\" height=\"400\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><span data-mce-type=\"bookmark\" style=\"display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;\" class=\"mce_SELRES_start\">\ufeff<\/span><\/iframe><\/p>\n<p><strong>Ibrahima Thioub est professeur d\u2019histoire \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Cheikh Anta Diop (Dakar, S\u00e9n\u00e9gal) depuis 1990. <\/strong><\/p>\n<p>Sp\u00e9cialiste de l\u2019esclavage, il a fond\u00e9 \u00e0 Dakar le Centre Africain de Recherches sur les Traites et l\u2019Esclavage (CARTE) qu\u2019il dirige.<\/p>\n<p>Ibrahima Thioub a \u00e9t\u00e9 professeur invit\u00e9 \u00e0 l\u2019EHESS et dans plusieurs universit\u00e9s aux \u00c9tats-Unis, en Europe, en Asie (N\u00e9pal, Inde, Sri Lanka) et dans de nombreux pays africains (Gambie, Sierra Leone, Afrique du Sud). En 2008-2009 il a \u00e9t\u00e9 chercheur-r\u00e9sident au Wissenschaftskolleg de Berlin et, depuis mars 2012, il est Docteur honoris causa de l\u2019Universit\u00e9 de Nantes. Il pose un regard critique sur les lectures africaines de l\u2019esclavage et de la traite atlantique. Outre l\u2019emploi des esclaves dans les activit\u00e9s \u00e9conomiques, il \u00e9tudie leur r\u00f4le dans les relations sociales et leurs expressions juridiques dans les espaces priv\u00e9s et publics. Son \u00e9tude s\u2019inscrit dans une perspective historique en accordant une importance particuli\u00e8re aux mutations inscrites dans le temps de la ville et de son environnement.<\/p>\n<div class=\"su-divider su-divider-style-dotted\" style=\"margin:15px 0;border-width:3px;border-color:#999999\"><\/div>\nQuelques verbatims extraits de l&rsquo;entretien.<\/p>\n<p>Sur l\u2019esclavage et l\u2019id\u00e9ologie de domination<br \/>\n<div class=\"su-quote su-quote-style-default\"><div class=\"su-quote-inner su-u-clearfix su-u-trim\">La domination esclavagiste tente toujours d\u2019expulser la relation de l\u2019histoire pour l\u2019inscrire dans la nature. Vous \u00eates esclave parce que vous \u00eates noir, c\u2019est de l\u2019id\u00e9ologique. M\u00eame si tous les esclaves dans l\u2019Atlantique sont des noirs, tous les noirs ne sont pas des esclaves en Atlantique. Mais, \u00e7a c\u2019est le processus de production id\u00e9ologique de la domination qui tente de racialiser la relation. Maintenant dans une relation entre populations de m\u00eame origine ethnique, on va utiliser un autre facteur naturel : le sang. On va faire croire \u00e0 l\u2019esclave qu\u2019il a un sang servile. Ce sont donc des outils de la domination. Des outils qui fabriquent l\u2019h\u00e9g\u00e9monie qui fabrique l\u2019id\u00e9ologie de la domination. Il faut d\u00e9pouiller cette id\u00e9ologie pour pouvoir atteindre la domination et retrouver son sens historique. C\u2019est ce sens historique qui permet de fonder les luttes pour se sortir de l\u2019esclavage. Tant que le domin\u00e9 reste dans le mode \u00ab naturel \u00bb, il est en train de reproduire le discours du ma\u00eetre, qui est la fabricant m\u00eame de cette naturalisation.<\/div><\/div>\n<p>Sur le r\u00f4le des universitaires<br \/>\n<div class=\"su-quote su-quote-style-default\"><div class=\"su-quote-inner su-u-clearfix su-u-trim\">Les universitaires ont pour mission de produire du savoir et de transmettre ce savoir. La question qui se pose est : quels savoirs doivent-ils produire ? Ils doivent produire tous les savoirs et tous les savoirs ont leur place \u00e0 l\u2019universit\u00e9. Mais il y a l\u00e0 quelque chose qui est sp\u00e9cifique \u00e0 l\u2019Afrique : Les derniers si\u00e8cles ont mis les soci\u00e9t\u00e9s africaines sur une position subalterne dans les affaires du monde. Et cela interpelle les universitaires, dans toutes les disciplines.<br \/>\nPour ce qui est de l\u2019histoire, en tant que discipline universitaire, il faut nous \u00e9manciper de l\u2019\u00e9criture de l\u2019histoire faite sous la dict\u00e9e du regard de l\u2019autre, surtout quand l\u2019autre est le colonisateur ou ancien colonisateur.<\/div><\/div>\n<p>Sur la diff\u00e9rence entre le libre et le lib\u00e9r\u00e9<br \/>\n<div class=\"su-quote su-quote-style-default\"><div class=\"su-quote-inner su-u-clearfix su-u-trim\">Dans la lutte pour la libert\u00e9, on ne fait pas face \u00e0 l\u2019autre. On fait face \u00e0 soi-m\u00eame. Ce qui distingue le lib\u00e9r\u00e9 du libre, c\u2019est que le lib\u00e9r\u00e9 a toujours le ma\u00eetre dans sa t\u00eate. Le libre ne pense plus au ma\u00eetre. Il affronte les probl\u00e8mes dans le contexte o\u00f9 il est, en tant que sujet autonome qui ne se d\u00e9finit plus en r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l\u2019autre. Le temps est venu de ne plus \u00e9crire en pensant \u00e0 [l&rsquo;autre]: en quoi sommes-nous comparables \u00e0 qui que ce soit ? en quoi sommes-nous meilleurs, etc ? Cette mission a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s bien accomplie par les g\u00e9n\u00e9rations ant\u00e9rieures. Les g\u00e9n\u00e9rations actuelles doivent \u00e9crire une histoire qui se connecte au regard de soi \u00e0 soi.<\/div><\/div>\n<p>Sur la d\u00e9colonisation inachev\u00e9e<br \/>\n<div class=\"su-quote su-quote-style-default\"><div class=\"su-quote-inner su-u-clearfix su-u-trim\">Dans les ann\u00e9es 1960, se pose la question de la d\u00e9colonisation. L\u2019Europe et, en particulier, les puissances colonisations consid\u00e8rent que c\u2019est l\u2019Afrique qu\u2019il faut d\u00e9coloniser en oubliant que les m\u00e9tropoles \u00e9taient dans l\u2019empire colonial et qu\u2019il fallait \u00e9galement d\u00e9coloniser les m\u00e9tropoles. La d\u00e9colonisation a davantage port\u00e9 sur un acte politique qui \u00e9tait dans l\u2019int\u00e9r\u00eat des puissances coloniales. Les colonis\u00e9s demandaient \u00e0 \u00eatre trait\u00e9s sur un pied d\u2019\u00e9galit\u00e9 avec les m\u00e9tropolitains. L\u2019empire ne pouvant pas satisfaire cette demande a eu une politique de retraite qui \u00e9tait tout \u00e0 son avantage parce que la m\u00e9tropole conservait tous ses avantages g\u00e9ostrat\u00e9giques et \u00e9conomiques sans avoir \u00e0 prendre en charge la satisfaction des revendications des mouvements sociaux dans les colonies. Une fois l\u2019ind\u00e9pendance acquise dans les colonies, il y a eu une mise en \u0153uvre progressive d\u2019une nouvelle politique scolaire, la construction d\u2019une nouvelle conscience dans les anciennes colonies. Par contre, dans la m\u00e9tropole, l\u2018image qu\u2019on avait des africains et de l\u2019Afrique, c\u2019est scl\u00e9ros\u00e9. Parce que la m\u00e9tropole a gard\u00e9 la m\u00eame opinion, la m\u00eame conscience g\u00e9n\u00e9ralement partag\u00e9e des africains et de l\u2019Afrique. Elle n\u2019a pas d\u00e9colonis\u00e9 ni les livres, ni l\u2019\u00e9ducation, ni les m\u00e9dias, ni les consciences m\u00e9tropolitaines.<\/div><\/div>\n<p>Sur les identit\u00e9s chromatiques<br \/>\n<div class=\"su-quote su-quote-style-default\"><div class=\"su-quote-inner su-u-clearfix su-u-trim\">La couleur de la peau a \u00e9t\u00e9 un instrument pour construire l\u2019id\u00e9ologie de la domination, qui est de dire, principalement \u00e0 l\u2019opinion europ\u00e9enne (au sein de laquelle r\u00e8gnent la raison et l\u2019humanisme), que si les africains sont r\u00e9duits \u00e0 l\u2019esclavage c\u2019est parce qu\u2019ils sont noirs, et que les noirs sont par nature des esclaves. A partir de l\u00e0 se construisent les identit\u00e9s fond\u00e9es sur la couleur de la peau.<\/div><\/div>\n<p>Sur la relation Afrique &#8211; Europe<br \/>\n<div class=\"su-quote su-quote-style-default\"><div class=\"su-quote-inner su-u-clearfix su-u-trim\">Chaque fois que l\u2019Europe a \u00e9t\u00e9 en crise, l\u2019Afrique a \u00e9t\u00e9 une partie de la solution. Mais l\u2019Afrique comme solution aux probl\u00e8mes de l\u2019Europe s\u2019est toujours faite au d\u00e9savantage et toujours de fa\u00e7on dramatique pour l\u2019Afrique. Un tel processus deviendra de plus en plus difficile, du fait de la globalisation.<br \/>\nIl est important aujourd\u2019hui de repenser la redistribution des richesses \u00e0 l\u2019\u00e9chelle mondiale. Puisqu\u2019il n\u2019est pas de l\u2019int\u00e9r\u00eat d\u2019aucune des parties qu\u2019on continue dans la voie suicidaire dans laquelle on va. La seule lutte efficace contre le radicalisme, c\u2019est l\u2019investissement dans l\u2019\u00e9ducation et le bien-\u00eatre social des populations.<\/div><\/div>\n<p><a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=lwZj5kEhD2I\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-5844\" src=\"http:\/\/www.thinkingafrica.org\/V2\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/IbrahimaThioub-1024x576.jpg\" alt=\"IbrahimaThioub\" width=\"700\" height=\"394\" srcset=\"https:\/\/www.thinkingafrica.org\/V2\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/IbrahimaThioub-1024x576.jpg 1024w, https:\/\/www.thinkingafrica.org\/V2\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/IbrahimaThioub-600x338.jpg 600w, https:\/\/www.thinkingafrica.org\/V2\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/IbrahimaThioub-300x169.jpg 300w, https:\/\/www.thinkingafrica.org\/V2\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/IbrahimaThioub-768x432.jpg 768w, https:\/\/www.thinkingafrica.org\/V2\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/IbrahimaThioub-330x186.jpg 330w, https:\/\/www.thinkingafrica.org\/V2\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/IbrahimaThioub-400x225.jpg 400w, https:\/\/www.thinkingafrica.org\/V2\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/IbrahimaThioub-800x450.jpg 800w, https:\/\/www.thinkingafrica.org\/V2\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/IbrahimaThioub-736x414.jpg 736w, https:\/\/www.thinkingafrica.org\/V2\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/IbrahimaThioub.jpg 1280w\" sizes=\"auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px\" \/><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":5844,"menu_order":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","format":"standard","class_list":["post-5843","portfolio","type-portfolio","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","portfolio_category-penser-lafrique-2","portfolio_category-cultures-identite"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.6 - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-wordpress\/ -->\n<title>Histoire de l\u2019Afrique et l\u2019Afrique dans l\u2019histoire \u2013 Ibrahima Thioub - Thinking Africa<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.thinkingafrica.org\/V2\/portfolio\/interview-ibrahima-thioub\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Histoire de l\u2019Afrique et l\u2019Afrique dans l\u2019histoire \u2013 Ibrahima Thioub - Thinking Africa\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"\ufeff Ibrahima Thioub est professeur d\u2019histoire \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Cheikh Anta Diop (Dakar, S\u00e9n\u00e9gal) depuis 1990. 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