{"id":6423,"date":"2017-12-01T00:34:41","date_gmt":"2017-11-30T23:34:41","guid":{"rendered":"http:\/\/www.thinkingafrica.org\/V2\/?post_type=portfolio&#038;p=6423"},"modified":"2021-04-25T22:37:42","modified_gmt":"2021-04-25T20:37:42","slug":"interview-albert-ouedraogo","status":"publish","type":"portfolio","link":"https:\/\/www.thinkingafrica.org\/V2\/portfolio\/interview-albert-ouedraogo\/","title":{"rendered":"D\u00e9mocratie, cheffocratie et d\u00e9fis de la citoyennet\u00e9 en Afrique | Albert Ouedraogo"},"content":{"rendered":"<p><iframe loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/aTSc52pZmiQ\" width=\"740\" height=\"400\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><span data-mce-type=\"bookmark\" style=\"display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;\" class=\"mce_SELRES_start\">\ufeff<\/span><\/iframe><\/p>\n<p><strong>Dr Albert Ouedraogo est professeur de litt\u00e9rature orale \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Ouagadougou. <\/strong><\/p>\n<p>Intellectuel Burkinab\u00e8 impliqu\u00e9 dans la marche de son pays, il a \u00e9t\u00e9 ministre des enseignements secondaire et sup\u00e9rieur puis celui de la promotion des droits humains du Burkina Faso. Citoyen engag\u00e9, il est secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9rale de Racine, une association qui pr\u00f4ne la valorisation des traditions orales. Vice-pr\u00e9sident du conseil national des organisations de la soci\u00e9t\u00e9 civile au Burkina Faso, il est \u00e9galement auteur du livre \u00ab D\u00e9mocratie et cheffocratie (ou la qu\u00eate d\u2019une gouvernance apais\u00e9e au Faso)\u00bb (2014) .<\/p>\n<p>Dans cet entretien accord\u00e9 \u00e0 Thinking Africa, le professeur Albert Ouedraogo pr\u00e9cise le r\u00f4le et la place de l\u2019intellectuel dans l\u2019espace public en Afrique, analyse le sens politique de l\u2019insurrection e l\u2019automne 2014 au Burkina Faso, apporte un \u00e9clairage sur la chefferie traditionnelle, et propose des pistes d\u2019action et de r\u00e9flexion pour r\u00e9inventer l\u2019Afrique de demain.<\/p>\n<div class=\"su-divider su-divider-style-dotted\" style=\"margin:15px 0;border-width:3px;border-color:#999999\"><\/div>\nQuelques verbatims extraits de l&rsquo;interview<\/p>\n<p>Sur la d\u00e9mocratie<br \/>\n<div class=\"su-quote su-quote-style-default\"><div class=\"su-quote-inner su-u-clearfix su-u-trim\">Nos populations ne sont pas toujours en capacit\u00e9 de faire les bons choix au bon moment. C\u2019est pourquoi tant que la population demeurera dans l\u2019ignorance et l\u2019analphab\u00e9tisme, la d\u00e9mocratie en Afrique sera encore une construction.<\/div><\/div>\n<p>Sur la crise de la parole<br \/>\n<div class=\"su-quote su-quote-style-default\"><div class=\"su-quote-inner su-u-clearfix su-u-trim\">La valeur de l\u2019humain dans les soci\u00e9t\u00e9s de l\u2019oralit\u00e9, c\u2019est la valeur de sa parole. Aujourd\u2019hui dans les soci\u00e9t\u00e9s modernes, on parle d\u2019homme de parole. Quand vous \u00eates un homme sans parole, vous n\u2019\u00eates pas cr\u00e9dible et vous n\u2019\u00eates pas int\u00e8gre. La crise de la parole est li\u00e9e \u00e0 la politique politicienne, \u00e0 la corruption, \u00e0 l\u2019impunit\u00e9 et \u00e0 la d\u00e9ification de l\u2019argent.<br \/>\nDans une soci\u00e9t\u00e9 o\u00f9 on pense qu\u2019avoir de l\u2019argent vous absout de tous vos crimes et fait de vous le mod\u00e8le social, les valeurs sont perdues\u2026 Dans les soci\u00e9t\u00e9s traditionnelles, votre fortune n\u2019\u00e9blouissait pas les autres. On avait des personnes qui refusaient de consommer de l\u2019argent dont ils ne connaissaient pas l\u2019origine. Malheureusement la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019aujourd\u2019hui fonctionne sur la base de l\u2019avoir et\u00a0 non sur la base de l\u2019\u00eatre. <\/div><\/div>\n<p>Sur le fonctionnement des soci\u00e9t\u00e9s bas\u00e9es sur l\u2019oralit\u00e9<br \/>\n<div class=\"su-quote su-quote-style-default\"><div class=\"su-quote-inner su-u-clearfix su-u-trim\">Dans les soci\u00e9t\u00e9s bas\u00e9es sur l\u2019oralit\u00e9, on ne fonctionnait pas sur la base de l\u2019apparat. On fonctionnait sur la base de ce que l\u2019on savait de vous. Quelle est votre valeur ajout\u00e9e par rapport \u00e0 la probit\u00e9 de vos parents, par rapport \u00e0 votre lign\u00e9e ? Parce que vous n\u2019avez pas seulement \u00e0 d\u00e9fendre votre individualit\u00e9. Mais vous avez \u00e0 d\u00e9fendre tous ceux dont vous \u00eates l\u2019h\u00e9ritier. C\u2019\u00e9tait l\u2019appartenance au groupe qui conf\u00e9rait un statut social. Malheureusement, aujourd\u2019hui, avec l\u2019anonymat des villes, on a mis en avant l\u2019individu qui pense qu\u2019il peut prosp\u00e9rer au d\u00e9triment m\u00eame du groupe. <\/div><\/div>\n<p>Sur la paix<br \/>\n<div class=\"su-quote su-quote-style-default\"><div class=\"su-quote-inner su-u-clearfix su-u-trim\">Toutes les paix ne sont pas de bonnes paix. Il y a des paix qui sont funestes. Il y a des paix qui sont v\u00e9n\u00e9neuses. Il y a des paix qui sont pires que la guerre. Lorsque dans une soci\u00e9t\u00e9 de paix soi-disant, vous avez des injustices, des crimes, de la corruption ou du n\u00e9potisme, alors ladite soci\u00e9t\u00e9 est en d\u00e9liquescence. Et accepter cette paix, ce n\u2019est rien d\u2019autre que de la compromission et de la l\u00e2chet\u00e9\u2026 Prenons l\u2019exemple de l\u2019Afrique du Sud pendant l\u2019apartheid : Sous ce r\u00e9gime, les tenants du pouvoir avaient une soci\u00e9t\u00e9 qu\u2019ils consid\u00e9raient de paix, est-ce que les noirs devaient se satisfaire de cette paix-l\u00e0, injuste et inique ? Non. Voil\u00e0 pourquoi certaines paix ne valent pas la peine d\u2019\u00eatre v\u00e9cues. <\/div><\/div>\n<p>Sur les tensions entre les politiques et les autorit\u00e9s coutumi\u00e8res<br \/>\n<div class=\"su-quote su-quote-style-default\"><div class=\"su-quote-inner su-u-clearfix su-u-trim\">Les hommes politiques voient d\u2019un mauvais \u0153il ce qu\u2019ils appellent l\u2019intrusion des autorit\u00e9s coutumi\u00e8res dans la gestion de la cit\u00e9. Les hommes politiques sont peu instruits des r\u00e9alit\u00e9s traditionnelles et coutumi\u00e8res, parce que d\u00e9cal\u00e9s. Certains ne pratiquent m\u00eame pas les langues locales, si bien qu\u2019ils se retrouvent analphab\u00e8tes par rapport \u00e0 leurs propres traditions et cultures. La langue et la culture fran\u00e7aises constituent pour eux une arme de pouvoir. Ils s\u2019en saisissent pour pouvoir se positionner et \u00eatre en situation de domination. Malheureusement cela va \u00e0 l\u2019encontre d\u2019une d\u00e9mocratie participative. <\/div><\/div>\n<p>Sur l\u2019importance de la chefferie<br \/>\n<div class=\"su-quote su-quote-style-default\"><div class=\"su-quote-inner su-u-clearfix su-u-trim\">Pour la construction de la d\u00e9mocratie, Il serait tout \u00e0 fait judicieux que nous r\u00e9fl\u00e9chissions \u00e0 int\u00e9grer toutes les composantes de la soci\u00e9t\u00e9. Et les chefferies traditionnelles et coutumi\u00e8res participent du tissu social du Burkina et de l\u2019Afrique. Construire sans ces composantes-l\u00e0, c\u2019est construire une soci\u00e9t\u00e9 artificielle, parce que cela veut dire ne pas impliquer les populations. Parce que les chefferies aujourd\u2019hui repr\u00e9sentent des administrations et de la gouvernance alternatives, les gouvernances officielles \u00e9tant souvent loin des populations par leurs pratiques, leurs discours et par leurs attitudes. Alors que la chefferie est toujours accessible pour tout le monde. <\/div><\/div>\n<p>Sur la justice<br \/>\n<div class=\"su-quote su-quote-style-default\"><div class=\"su-quote-inner su-u-clearfix su-u-trim\">Cela fait plusieurs d\u00e9cennies qu\u2019il y a un d\u00e9samour entre le Burkina et sa justice. Ce d\u00e9samour est tr\u00e8s profond et il ne va pas en diminuant mais en s\u2019approfondissant. J\u2019ai l\u2019impression que les hommes de loi et ceux qui sont cens\u00e9s administrer la justice ne prennent pas suffisamment la chose \u00e0 sa juste mesure. Les gens aiment de moins en moins recourir \u00e0 la justice parce qu\u2019ils ne la comprennent pas. La justice utilise un jargon que le citoyen ordinaire ne comprend pas. La justice parle dans un langage et une langue qui sont aux antipodes du citoyen burkinab\u00e8. La justice se refuse de s\u2019exprimer m\u00eame dans les langues nationales. Quand on me dit qu\u2019on rend la justice au nom du peuple. Je vous demande de quel peuple parle-t-on ?<br \/>\nParce que quand on veut rendre la justice au nom du peuple, on commence \u00e0 s\u2019exprimer dans la langue que comprend ce peuple. Mais aujourd\u2019hui, nous avons un jargon compl\u00e8tement surann\u00e9, qui fait que parfois, on ne comprend m\u00eame pas le rendu du juge. Cela pose probl\u00e8me. Une justice qui n\u2019est pas arrim\u00e9e avec l\u2019attente des populations est une justice qui ne peut pas prosp\u00e9rer. Voil\u00e0 pourquoi on assiste ici et l\u00e0 \u00e0 la volont\u00e9 des individus de se rendre justice autrement que passer par les arcanes des palais de justice. Et au Burkina, plusieurs fois, en situation de crise, on br\u00fble les palais de justice. Ce n\u2019est pas le fait du hasard.<\/div><\/div>\n<p><a href=\"https:\/\/youtu.be\/aTSc52pZmiQ\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-6442 size-large\" src=\"http:\/\/www.thinkingafrica.org\/V2\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/albert-ouedraogo-ta-1024x576.jpg\" alt=\"\" width=\"1024\" height=\"576\" srcset=\"https:\/\/www.thinkingafrica.org\/V2\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/albert-ouedraogo-ta-1024x576.jpg 1024w, https:\/\/www.thinkingafrica.org\/V2\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/albert-ouedraogo-ta-600x338.jpg 600w, https:\/\/www.thinkingafrica.org\/V2\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/albert-ouedraogo-ta-300x169.jpg 300w, https:\/\/www.thinkingafrica.org\/V2\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/albert-ouedraogo-ta-768x432.jpg 768w, https:\/\/www.thinkingafrica.org\/V2\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/albert-ouedraogo-ta-736x414.jpg 736w, https:\/\/www.thinkingafrica.org\/V2\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/albert-ouedraogo-ta.jpg 1920w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":6442,"menu_order":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","format":"standard","class_list":["post-6423","portfolio","type-portfolio","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","portfolio_category-penser-lafrique-2","portfolio_category-cultures-identite"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.3 - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-wordpress\/ -->\n<title>D\u00e9mocratie, cheffocratie et d\u00e9fis de la citoyennet\u00e9 en Afrique | Albert Ouedraogo - Thinking Africa<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.thinkingafrica.org\/V2\/portfolio\/interview-albert-ouedraogo\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"D\u00e9mocratie, cheffocratie et d\u00e9fis de la citoyennet\u00e9 en Afrique | Albert Ouedraogo - Thinking Africa\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"\ufeff Dr Albert Ouedraogo est professeur de litt\u00e9rature orale \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Ouagadougou. 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