{"id":6496,"date":"2018-06-28T12:31:58","date_gmt":"2018-06-28T10:31:58","guid":{"rendered":"http:\/\/www.thinkingafrica.org\/V2\/?p=6496"},"modified":"2021-05-25T15:54:25","modified_gmt":"2021-05-25T13:54:25","slug":"lunion-africaine-a-la-croisee-des-chemins","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.thinkingafrica.org\/V2\/lunion-africaine-a-la-croisee-des-chemins\/","title":{"rendered":"L&rsquo;Union Africaine \u00e0 la crois\u00e9e des chemins? : Les enjeux du sommet de Nouakchott (28 juin-3 juillet 2018)"},"content":{"rendered":"<p>Par <a href=\"http:\/\/www.thinkingafrica.org\/V2\/team\/alphonse-zozime-tamekamta\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Alphonse Zozime Tamekamta<\/a><br \/>\n&#8212;&#8212;&#8211;<\/p>\n<p><strong>A la veille du sommet des chefs d\u2019Etat et de gouvernement de l\u2019Union africaine, cette note info-flash revient sur trois enjeux majeurs du moment pour les leaders du continent\u00a0: la paix reste un objectif \u00e9loign\u00e9 pour bon nombre d\u2019Africains. De m\u00eame la cr\u00e9ation d\u2019un march\u00e9 libre continental et un march\u00e9 de l\u2019aviation doivent acro\u00eetre la prosperit\u00e9 du continent. En effet, la cr\u00e9ation de l\u2019Union africaine (UA) en 2002 a charri\u00e9, naturellement, d\u2019\u00e9normes espoirs. Au-del\u00e0 de la reprise du projet panafricain engag\u00e9 au sein de l\u2019Organisation de l\u2019unit\u00e9 africaine (OUA), le contexte politique interne et le niveau de d\u00e9veloppement du continent exigeaient une red\u00e9finition des priorit\u00e9s et un recadrage institutionnel. En effet, la r\u00e9currence de la conflictualit\u00e9 et l\u2019instabilit\u00e9 politique ont contraint les \u00c9tats africains \u00e0 une priorisation des d\u00e9fis s\u00e9curitaires au d\u00e9triment de l\u2019acc\u00e9l\u00e9ration de l\u2019int\u00e9gration politique et socio-\u00e9conomique du continent<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a>. En interne, le fonctionnement de l\u2019institution panafricaine continentale semble davantage hypoth\u00e9qu\u00e9e par les \u00e9cueils ant\u00e9rieurs\u00a0: la m\u00e9fiance et l\u2019absence de volont\u00e9 politique<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a>.<\/strong><\/p>\n<span class=\"su-highlight\" style=\"background:#ffffff;color:#d84a3a\">&nbsp;<a href=\"http:\/\/www.thinkingafrica.org\/V2\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/ta_info_flash_lua-a-la-croisee-des-chemins-1.pdf\"><strong>TELECHARGEZ L&rsquo;INFO FLASH EN PDF<\/strong><\/a>&nbsp;<\/span>\n<div class=\"su-document su-u-responsive-media-yes\"><iframe loading=\"lazy\" src=\"\/\/docs.google.com\/viewer?embedded=true&url=http:\/\/www.thinkingafrica.org\/V2\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/ta_info_flash_lua-a-la-croisee-des-chemins-1.pdf\" width=\"400\" height=\"300\" class=\"su-document\" title=\"\"><\/iframe><\/div>\n<p>Pourtant, l\u2019Afrique ne tarit pas d\u2019ing\u00e9niosit\u00e9 et l\u2019ars\u00e9nal normatif de l\u2019UA le d\u00e9montre. L\u2019Acte constitutif de l\u2019UA (2002), le Protocole relatif \u00e0 la cr\u00e9ation du Conseil de paix et de s\u00e9curit\u00e9 de l\u2019Union africaine (9 juillet 2002), la Charte africaine de la d\u00e9mocratie, des \u00e9lections et de la gouvernance -CADEG-(30 janvier 2007), etc., tr\u00e8s attrayants, seraient d\u2019excellents outils d\u2019acc\u00e9l\u00e9ration du d\u00e9veloppement du continent. De m\u00eame, la prise en compte rapide de certaines initiatives appr\u00e9ci\u00e9es s\u2019inscrirait dans ce sillage. Il s\u2019agit, notamment, du pr\u00e9l\u00e8vement de 0,2% \u00e0 l\u2019importation en faveur du financement de l\u2019Union africaine, d\u00e9cid\u00e9 \u00e0 Kigali en juillet 2016 (meilleur m\u00e9canisme d\u2019auto-financement) ou du Rapport Kagame (formellement adopt\u00e9 au sommet d\u2019Addis Abeba de janvier 2017).<\/p>\n<p>A l\u2019observation, l\u2019efficacit\u00e9 de l\u2019Union africaine et de ses organes techniques<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\">[3]<\/a> n\u2019est pas effective. De nombreux doutes persistent quant \u00e0 la capacit\u00e9 de l\u2019Union africaine \u00e0 g\u00e9rer, <em>ex ante<\/em> et <em>ex post<\/em>,\u00a0 une crise (sociale, politique, s\u00e9curitaire et \u00e9conomique) de moyenne ou grande ampleur. C\u2019est dire que l\u2019\u00e9cart se creuse davantage entre les attentes et les exigences en mati\u00e8re de paix, de d\u00e9mocratie et de d\u00e9veloppement durable en Afrique\u00a0; ce qui exige une permanente \u00e9valuation du bilan de l\u2019Union africaine. La tenue du 31<sup>e<\/sup> sommet ordinaire des chefs d\u2019Etat et de gouvernement de l\u2019Union africaine (28 juin-2 juillet 2018) \u00e0 Nouakchott offre ainsi l\u2019occasion de susurrer les dossiers qui pourraient y \u00eatre d\u00e9battus, de questionner leur pertinence et d\u2019en d\u00e9terminer les enjeux au regard des contraintes internes et externes.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3><strong>1.La r\u00e9forme de l\u2019Union africaine<\/strong><\/h3>\n<p>La r\u00e9forme de l\u2019Union africaine demeure encore d\u2019actualit\u00e9 au regard des tribulations et r\u00e9sultats mitig\u00e9s engrang\u00e9s par la structure continentale. Car, la bureaucratie resserr\u00e9e et la politisation des postes a r\u00e9duit l\u2019attractivit\u00e9 des organes suppos\u00e9s booster le d\u00e9veloppement socio\u00e9conomique et politique du continent. Pourtant, l\u2019Afrique ne parvient pas \u00e0 d\u00e9tromper ceux qui n\u2019y voient qu\u2019une reproduction atavique des conflits et crises. Pour ces afro-pessimistes, se fondant sur des donn\u00e9es plus ou moins r\u00e9volues, depuis 1970, l&rsquo;Afrique a \u00e9t\u00e9 le th\u00e9\u00e2tre de plus de 95 crises et conflits dont une grande majorit\u00e9 \u00e9tait des conflits internes, ayant fait 17\u00a0millions de r\u00e9fugi\u00e9s et des centaines de milliers de morts. D\u2019ailleurs, pour 11\u00a0pays africains en conflit durant les ann\u00e9es\u00a01990 (Soudan, \u00c9thiopie, Ouganda, Mozambique, Angola, Liberia, Sierra Leone, Burundi, Rwanda, ex-Za\u00efre, Congo), le nombre de morts \u00e9tait de\u00a03,8 \u00e0 6,8\u00a0millions\u00a0; soit 2,4 \u00e0 4,3\u00a0% de la population totale de ces 11 pays, estim\u00e9e \u00e0 155\u00a0millions d\u2019habitants<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\">[4]<\/a>. Bien que la tendance est au recul du nombre de crises sur le continent par rapport aux donn\u00e9es sus-mentionn\u00e9es, il est utile de questionner l\u2019efficacit\u00e9 des instruments continentaux en mati\u00e8re d\u2019alerte pr\u00e9coce, de pr\u00e9vention, de gestion et de reconstruction post-conflit dont dispose l\u2019UA. Bien que le Conseil de paix et de s\u00e9curit\u00e9 (CPS) soit admis comme instrument id\u00e9al de gestion pr\u00e9\/post op\u00e9ratoire des crises et conflits africains, il demeure vrai qu\u2019uner\u00e9forme doit \u00eatre envisag\u00e9e. Car, le CPS merite une reflexion profonde quant \u00e0 son fonctionnement, ses acquis, ses contraintes et ses faiblesses. Le renforcement des m\u00e9canismes d\u2019anticipation des crises et l\u2019\u00e9laboration structur\u00e9e d\u2019une r\u00e9elle diplomatie pr\u00e9ventive, proactive (et non r\u00e9active) n\u00e9cessite \u00e9galement une r\u00e9forme du Protocole relatif \u00e0 la cr\u00e9ation du Conseil de paix et de s\u00e9curit\u00e9 de l\u2019Union africaine.<\/p>\n<p>De m\u00eame, pr\u00e9sent\u00e9e comme le tombeau des droits de l\u2019homme par certains afro-n\u00e9gationnistes au regard des rapports d\u2019Amnesty international et de la FIDH (F\u00e9d\u00e9ration internationale ds ligues des droits de l\u2019homme), l\u2019Afrique n\u00e9cessite aujourd\u2019hui une internalisation des conventions internationales et africaines de protection des droits de l\u2019homme et de promotion des principes d\u00e9mocratiques<a href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\">[5]<\/a>. La Charte africaine de la d\u00e9mocratie, des \u00e9lections et de la gouvernance (CADEG), \u00e0 cet \u00e9gard, est le meilleur outil susceptible de garantir l\u2019aternance\/transition d\u00e9mocratique en Afrique. Ceci n\u2019est possible que si et seulement si ses dispositions portant sur le r\u00e9gime de sanctions sont actionn\u00e9es. Celles-ci s\u2019appliqueraient \u00e9galement, en conformit\u00e9 \u00e0 l\u2019article 23 (5) de la CADEG, aux auteurs d\u2019amendement ou de toute r\u00e9vision des constitutions portant atteinte aux principes de l\u2019alternance. La mise en place d\u2019une autorit\u00e9 technique supranationale de certification des r\u00e9sultats des \u00e9lections serait \u00e9galement, \u00e0 travers une r\u00e9forme substancielle de l\u2019UA, un instrument susceptible de r\u00e9duire \u00e0 la fois les soup\u00e7ons de fraude \u00e9lectorale et les crises post-\u00e9lectorales. Il est, enfin, utile dans le cadre d\u2019un processus de r\u00e9forme profonde de revoir le r\u00f4le et le profil des membres du Groupe des sages du CPS<a href=\"#_ftn6\" name=\"_ftnref6\">[6]<\/a>. Car, le profil des Sages doit \u00eatre recalibr\u00e9\/requalifi\u00e9 pour int\u00e9grer des anciens chefs d\u2019Etat (Olusegun Obasanjo, Alpha Omar Konar\u00e9, John Agyekum Kufuor, Thabo Mbeki, etc.) et anciens hauts diplomates (Kofi Annan, Amara Essy, etc.) connus pour leur int\u00e9grit\u00e9 et leur exp\u00e9rience dans la gestion des Etats et des organisations africaines et internationales.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3><strong>2.La ratification du trait\u00e9 sur la Zone de libre \u00e9change continentale africaine (ZLECA)<\/strong><\/h3>\n<p>L\u2019Accord-cadre de la Zone de libre-\u00e9change continentale africaine (ZLECA) a \u00e9t\u00e9 mis en place \u00e0 l\u2019occasion du sommet extraordinaire de l\u2019Union africaine (UA), du 17 au 21 mars 2018 \u00e0 Kigali(Rwanda). A cette occasion, la ZLECA, pr\u00e9vue par l\u2019Agenda 2063 de l\u2019UA, avait r\u00e9quis une liesse totale et 44 pays avaient sign\u00e9 cet Accord. Malgr\u00e9 l\u2019enthousiasme palpable observ\u00e9 ce jour, le Nigeria et la R\u00e9publique sud africaine, premi\u00e8re et deuxi\u00e8me puissance \u00e9conomique africaine, s\u2019\u00e9taient montr\u00e9s r\u00e9ticents et n\u2019avaient pas sign\u00e9 l\u2019Accord.<\/p>\n<p>Or, des experts \u00e9conomistes s\u2019accordent sur l\u2019opportunit\u00e9 de la ZLECA. Pour eux, il s\u2019agit d\u2019un puissant outil indispensable pour stimuler l\u2019industrialisation et diversifier l\u2019\u00e9conomie et le d\u00e9veloppement de l\u2019Afrique. Le principal indicateur de cette prospective est le nombre de consommateurs africaines\u00a0: 1,2 milliards r\u00e9presentant un PIB de 2\u00a0500 milliards USD dans l\u2019ensemble des 55 Etats membres. D\u00e9sormais, l\u2019espoir de l\u2019Afrique est fond\u00e9 sur des possibilit\u00e9s commerciales qu\u2019offrirait la ZLECA, lesquelles ont \u00e9t\u00e9 compill\u00e9es par le Centre africain pour les politiques commerciales (CAPC) de la Commission \u00e9conomique pour l\u2019Afrique (CEA), en association avec la Commission de l\u2019Union africaine<a href=\"#_ftn7\" name=\"_ftnref7\">[7]<\/a>\u00a0: la grande zone de libre-\u00e9change du monde depuis la cr\u00e9ation de l\u2019Organisation mondiale du commerce (OMC)\u00a0; un march\u00e9 tr\u00e8s dynamique (2,5\u00a0milliards de personnes \u00e0 l\u2019horizon\u00a02050, soit 26\u00a0% de la population mondiale en \u00e2ge de travailler)\u00a0; l\u2019\u00e9limination progressive des droits de douane sur le commerce intra-africain\u00a0; l\u2019int\u00e9gration du continent en une zone d\u2019\u00e9changes commerciaux unique favorable au d\u00e9veloppement de la r\u00e9gion par l\u2019accroissement du commerce intra-africain de 52,3%.<\/p>\n<p>Concretement, la ZLECA pourrait g\u00e9n\u00e9rer plusieurs avantages\u00a0:<\/p>\n<p>-Les entreprises, les commer\u00e7ants et les consommateurs africains ne paieront plus de droits de douane sur une grande vari\u00e9t\u00e9 de biens \u00e9chang\u00e9s entre pays africains\u00a0;<\/p>\n<p>-Les commer\u00e7ants entrav\u00e9s par des barri\u00e8res non tarifaires, notamment des proc\u00e9dures douani\u00e8res ou des formalit\u00e9s administratives excessives, disposeront d\u2019un m\u00e9canisme visant \u00e0 \u00e9liminer ces charges\u00a0;<\/p>\n<p>-La coop\u00e9ration entre les autorit\u00e9s douani\u00e8res en mati\u00e8re de normes et de r\u00e9glementation s\u2019appliquant aux produits, ainsi que le transit et la facilitation du commerce favoriseront la circulation des marchandises entre les fronti\u00e8res africaines\u00a0;<\/p>\n<p>-Gr\u00e2ce \u00e0 la lib\u00e9ralisation progressive des services, les fournisseurs de services auront acc\u00e8s aux march\u00e9s de tous les pays africains, \u00e0 des conditions non moins favorables que les fournisseurs nationaux\u00a0;<\/p>\n<p>-La reconnaissance mutuelle des normes, l\u2019octroi de licences et la certification des fournisseurs de services permettront aux entreprises et aux particuliers de satisfaire plus facilement aux exigences r\u00e9glementaires des diff\u00e9rents march\u00e9s\u00a0;<\/p>\n<p>-L\u2019assouplissement du commerce entre les pays africains facilitera l\u2019\u00e9tablissement de cha\u00eenes de valeur r\u00e9gionales dans lesquelles les intrants proviendront de diff\u00e9rents pays africains en vue de la cr\u00e9ation de valeur ajout\u00e9e avant l\u2019exportation hors du continent\u00a0;<\/p>\n<p>-Pour se prot\u00e9ger contre les pouss\u00e9es commerciales impr\u00e9vues, les Etats parties pourront avoir recours \u00e0 des recours commerciaux pour assurer la sauvegarde des industries nationales, si n\u00e9cessaire\u00a0;<\/p>\n<p>-Un m\u00e9canisme de r\u00e8glement des diff\u00e9rends offre une solution fond\u00e9e sur des r\u00e8gles pour le r\u00e8glement de tout diff\u00e9rend qui pourrait surgir entre les \u00c9tats parties dans le cadre de l\u2019application de l\u2019accord, etc.<\/p>\n<p>Mais, pour y arriver, il ya un ensemble d\u2019eccueils \u00e0 surmonter, d\u2019ordre pratique, structurel etfonctionnel. Et seuls deux pays (Kenya et Ghana) avaient ratifi\u00e9 l\u2019Accord au 15 mai 2018. D\u2019abord, il faudra encore attendre la ratification par 20 autres pays pour voir l\u2019Accord entr\u00e9 en vigueur. Ensuite, le fonctionnement efficient de la ZLECA sera assujetti au niveau d\u2019int\u00e9gration des CERs (Communaut\u00e9s \u00e9conomiques r\u00e9gionales)\u00a0; celles-ci devant contribuer \u00e0 la structure instututionnelle de la ZLECA par la coordination de la mise en oeuvre au niveau r\u00e9gional et la r\u00e9presentation, \u00e0 titre consultatif, de leurs si\u00e8ges au sein du Comit\u00e9 des hauts fonctionnaires commerciaux de la ZLECA. Pour cela, les CERs doivent atteindre un niveau d\u2019int\u00e9gration n\u00e9cessaire pour former des unions douani\u00e8res et pr\u00e9senter des offres d\u2019acc\u00e8s au march\u00e9 commun. Or, les disparit\u00e9s fonctionnelles des huit CERs<a href=\"#_ftn8\" name=\"_ftnref8\">[8]<\/a> et leur retard injustifi\u00e9 sont tels qu\u2019on peut\u00a0 douter de la mise en oeuvrerapide de la ZLECA. Car, l\u2019UMA (Union du Maghreb arabe) est en hybernation depuis quelques d\u00e9cennies et la\u00a0 CEMAC\/CEEAC<a href=\"#_ftn9\" name=\"_ftnref9\">[9]<\/a> plomb\u00e9e par le refus d\u2019aller de l\u2019avant. Enfin, il faut un r\u00e9el sursaut panafricain pour voir se mat\u00e9rtialiser la ZLECA. Il s\u2019agira pour chaque Etat, entre autre, de se d\u00e9partir de ses accords bilat\u00e9riauxpriv\u00e9ligi\u00e9s avec les partenaires \u00e9trangers. Par exemple, les ressources extractives de l\u2019Afrique en 2012 repr\u00e9sentaient plus de 75\u00a0 % des exportations hors continent entre 2012 et 2014, alors qu\u2019elles comptaient pour moins de 40\u00a0% du commerce intra-africain, \u00e0 la m\u00eame p\u00e9riode.En 2014, les exportations intra-africaines des ressources non-extractives s\u2019\u00e9levaient \u00e0 48 milliards USD (contre 154 milliards USD pour les exportations hors Afrique des m\u00eames ressources) et les exportations intra-africaines des ressources extractives s\u2019\u00e9l\u00e9vaient \u00e0 77 milliards USD (contre 454 milliards USD pour les exportations hors Afrique des m\u00eames ressources)<a href=\"#_ftn10\" name=\"_ftnref10\">[10]<\/a>. L\u2019inversion de cette tendance \u00e0 l\u2019extraversion demeure ainsi un v\u00e9riatble d\u00e9fi. L\u2019ensemble des risques encourus par la mise en oeuvre de la ZLECA exige dont que les dirigeants africains s\u2019y consacrent r\u00e9solument. Le sommet de Nouakchott est ainsi une occasion idoine.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<h3><strong>3.Le March\u00e9 unique de transport a\u00e9rien africain (MUTAA)<\/strong><\/h3>\n<p>Le March\u00e9 unique du transport a\u00e9rien africain (MUTAA) est un projet phare de l\u2019Agenda 2063 de l\u2019Union africaine<a href=\"#_ftn11\" name=\"_ftnref11\">[11]<\/a>. Il s\u2019agit d\u2019une initiative visant \u00e0 cr\u00e9er un seul march\u00e9 unifi\u00e9 du transport a\u00e9rien en Afrique, \u00e0 lib\u00e9raliser l&rsquo;aviation civile sur le continent et \u00e0 y impulser l\u2019int\u00e9gration \u00e9conomique. Le MUTAA est le r\u00e9sultat de la D\u00e9cision de Yamoussoukro (DY) adopt\u00e9e en 1999 et approuv\u00e9e par l\u2019Assembl\u00e9e des chefs d\u2019\u00c9tat et de gouvernement de l\u2019UA \u00e0 Lom\u00e9 (Togo) en juillet 2000. En 2007, l&rsquo;Agence d&rsquo;ex\u00e9cution du transport a\u00e9rien africain a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e lors de la 3<sup>e<\/sup> conf\u00e9rence des ministres responsables du transport a\u00e9rien de l&rsquo;UA tenue \u00e0 Addis Abeba. Le MUTAA a \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9 le 28 janvier 2018 en marge du 30<sup>e<\/sup> sommet de l\u2019UA. En janvier 2018, 23 Etats<a href=\"#_ftn12\" name=\"_ftnref12\">[12]<\/a> ont adh\u00e9r\u00e9 \u00e0 l\u2019engagement solennel en faveur du march\u00e9 a\u00e9rien unique.<\/p>\n<p>Pour faciliter la mise en place et la gestion efficiente du MUTAA,\u00a0cinq institutions ont \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9es\u00a0:<\/p>\n<p>-L\u2019organe de surveillance\u00a0: assister le sous-comit\u00e9 du transport a\u00e9rien compos\u00e9 des ministres africains responsables de l&rsquo;aviation civile dans le suivi de l\u2019application de la d\u00e9cision\u00a0;<\/p>\n<p>-L&rsquo;Agence d&rsquo;ex\u00e9cution du transport a\u00e9rien africain\u00a0: superviser et g\u00e9rer la lib\u00e9ralisation du secteur a\u00e9rien en Afrique\u00a0;<\/p>\n<p>-Le Tribunal africain de l&rsquo;aviation\u00a0: faciliter le m\u00e9canisme de r\u00e8glement des diff\u00e9rends alors que les CERs sont charg\u00e9es de faciliter et de coordonner l\u2019application de la d\u00e9cision dans leurs \u00c9tats membres\u00a0;<\/p>\n<p>-Le Groupe de travail interminist\u00e9riel (compos\u00e9 d&rsquo;\u00c9tats membres africains signataires de l\u2019engagement solennel)\u00a0: suivi des avanc\u00e9es de la mise en place du march\u00e9 unique\u00a0; assistance et conseils et lancement des campagnes de sensibilisation aupr\u00e8s des \u00c9tats membres pour susciter l\u2019adh\u00e9sion au march\u00e9 unique\u00a0;<\/p>\n<p>-Le M\u00e9canisme de r\u00e8glement des diff\u00e9rends.<\/p>\n<p>Pour accompagner la mise en oeuvre du MUTAA, un document cadre g\u00e9n\u00e9ral a \u00e9t\u00e9 \u00e9labor\u00e9\u00a0: la Politique africaine de l&rsquo;aviation civile (PAAC). Ce document fournit la vision et les objectifs strat\u00e9giques de l\u2019aviation civile africaine afin de parvenir \u00e0 une industrie du transport a\u00e9rien s\u00fbre, s\u00e9curis\u00e9e, efficace et durable en Afrique. Pour certains observateurs, le MUTAA pr\u00e9sente plusieurs avantages\u00a0: la r\u00e9duction du co\u00fbt des op\u00e9rations\u00a0; l\u2019augmentation du PIB par Etat\u00a0; le gain en temps\u00a0; l\u2019int\u00e9gration africaine\u00a0; l\u2019interconnectivit\u00e9 des services a\u00e9riens\u00a0; la cr\u00e9ation des milliers d\u2019emplois\u00a0; le transport d\u2019environs 200 millions de passagers par an\u00a0; la r\u00e9duction des co\u00fbts de transport d\u2019au moins 25%\u00a0; l\u2019accroissement du tourisme, etc.<\/p>\n<p>Bonne intention visiblement, le MUTAA saura-t-il faire l\u2019unanimit\u00e9\u00a0? Pourra-t-il faire oublier la faillite d\u2019Air Afrique\u00a0? Air Afrique \u00e9tait une compagnie cr\u00e9\u00e9e le 28 mars 1961 \u00e0 Yaound\u00e9\u00a0 par 11 pays africains<a href=\"#_ftn13\" name=\"_ftnref13\">[13]<\/a>, chacun d\u00e9tenant 6,54% du capital (la Sodetraf-UTA et Air France- d\u00e9tenaient 28,06%). Celle-ci a d\u00e9clar\u00e9 sa faillite le 7 f\u00e9vrier 2002 apr\u00e8s une longue agonie. Pour cause, disait-on, des antagonismes politiques, du laxisme et un management archa\u00efque. L\u2019op\u00e9rationalisation du MUTAA exige \u00e0 cet effet plusieurs pr\u00e9alables\u00a0: l\u2019extension et l\u2019\u00e9quipement des a\u00e9roports africains aux standards internationaux<a href=\"#_ftn14\" name=\"_ftnref14\">[14]<\/a>\u00a0; l\u2019acquisition et l\u2019entretien des appareils volants\u00a0; l\u2019obtention r\u00e9guli\u00e8re des certifications\u00a0; un management moderne sans influence politique, etc. Voil\u00e0 \u00e9galement des d\u00e9fis qui interpellent les chefs d\u2019Etat attendus \u00e0 Nouakchott dans le cadre du 31<sup>e<\/sup> sommet des chefs d\u2019Etat et de gouvernement de l\u2019UA.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Bon projet juridique, l\u2019UA para\u00eet \u00eatre un mauvais compromis politique. La justesse et la pertinence de l\u2019ensemble des textes qui r\u00e9gentent son fonctionnement l\u2019attestent. La Charte africaine des droits de l\u2019homme et des peuples, l\u2019Acte constitutif de l\u2019UA de 2002, le Protocole relatif \u00e0 la cr\u00e9ation du Conseil de paix et de s\u00e9curit\u00e9 de l\u2019Union africaine, la Charte africaine de la d\u00e9mocratie, des \u00e9lections et de la gouvernance ou l\u2019Agenda 2063 sont d\u2019excellents outils de planification. Mais, fonctionnent-ils\u00a0efficacement? Le Rapport Kagame sera-t-il mis en oeuvre dans son int\u00e9gralit\u00e9\u00a0? L\u2019option d\u2019une int\u00e9gration totale de l\u2019Afrique revient aux chefs d\u2019Etat et de gouvernement. La cr\u00e9dibilit\u00e9 et la durabilit\u00e9 de l\u2019Union africaine sont ainsi assujetties \u00e0 l\u2019irreversible volont\u00e9 politique et au d\u00e9saissisment progressif de l\u2019app\u00e2t du souverainisme africain qui d\u00e9chante pourtant au contact de la pr\u00e9dation internationale. Le sommet de Nouakchott offre donc une autre chance. Et l\u2019Afrique regarde ses dirigeants\u00a0!<\/p>\n<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a>Artcle 3-C de l\u2019Acte constitutif de l\u2019Union africaine.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Jusqu\u2019en 2014, seuls 16 pays (Alg\u00e9rie, B\u00e9nin, Cameroun, Congo, Djibouti, Gambie, Ghana, Guin\u00e9e-Bissau, Madagascar, Mali, Mauritanie, R\u00e9publique sahraouie, Sao Tom\u00e9-et-Principe, Sierra Leone, Tchad et Togo) \u00e9taient signataires et 5 pays (Gambie, Mali, R\u00e9publique sahraouie, Sierra Leone et Togo) avaient sign\u00e9 le Protocole \u00e0 l\u2019Acte constitutif de l\u2019Union africaine relatif au Parlement panafricain.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> C\u2019est l\u2019exemple du Parlement panafricain, de la Cour africaine de justice, de la Cour africaine de justice et des droits, etc.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a><a href=\"http:\/\/www.cairn.info\/publications-de-Hugon-Philippe--265.htm\">Ph. Hugon<\/a>, \u00ab\u00a0L&rsquo;\u00e9conomie des conflits en Afrique.\u00a0\u00bb,\u00a0<em>Revue internationale et strat\u00e9gique<\/em>\u00a03\/2001 (n\u00b0 43), p.\u00a0152.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref5\" name=\"_ftn5\">[5]<\/a> L\u2019article 3 (g et h) de l\u2019Acte constitutif de l\u2019UA dispose que les objectifs poursuivis par l\u2019Union sont entre autres\u00a0: (g) promouvoir les principes et les institutions d\u00e9mocratiques, la participation populaire et la bonne gouvernance ; (h) promouvoir et prot\u00e9ger les droits de l\u2019homme et des peuples conform\u00e9ment \u00e0 la Charte africaine des droits de l\u2019homme et des peuples et aux autres instruments pertinents relatifs aux droits de l\u2019homme, etc.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref6\" name=\"_ftn6\">[6]<\/a> Article 7 du Protocole relatif a la creation du Conseil de paix et de securite de l\u2019Union africaine du 9 juillet 2002.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref7\" name=\"_ftn7\">[7]<\/a> https:\/\/au.int\/sites\/default\/files\/documents\/33984-doc-qa_cfta_fr_160318_rev2.pdf<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref8\" name=\"_ftn8\">[8]<\/a>L\u2019Union africaine reconna\u00eet huit CER, \u00e0 savoir\u00a0: l\u02bcAutorit\u00e9 intergouvernementale pour le d\u00e9veloppement (IGAD)\u00a0; la Communaut\u00e9 de l\u02bcAfrique de l\u02bcEst (CAE)\u00a0; la Communaut\u00e9 de d\u00e9veloppement de l\u02bcAfrique australe (SADC)\u00a0; la Communaut\u00e9 \u00e9conomique des \u00c9tats de l\u02bcAfrique centrale (CEEAC)\u00a0; la Communaut\u00e9 \u00e9conomique des \u00c9tats de l\u02bcAfrique de l\u02bcOuest (CEDEAO)\u00a0; la Communaut\u00e9 des \u00c9tats sah\u00e9lo-sahariens (CEN\u2013SAD)\u00a0; le March\u00e9 commun de l\u02bcAfrique orientale et australe (COMESA)\u00a0; l\u02bcUnion du Maghreb arabe (UMA).<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref9\" name=\"_ftn9\">[9]<\/a>Lire A. Z. Tamekamta, <em>Le Cameroun \u00e0 l\u2019UDEAC. Bilan et perspectives d\u2019une gestion administrative contest\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e8re du Renouveau<\/em>, Paris, L\u2019Harmattan, avril 2011, 244 pages\u00a0; <a name=\"_Toc308270687\"><\/a><a name=\"_Toc298101028\"><\/a>A. Z. Tamekamta, \u00ab\u00a0L\u2019Afrique centrale entre refus et h\u00e9sitations dans la dynamique d\u2019int\u00e9gration sous-r\u00e9gionale\u00a0\u00bb in A. Z. Tamekamta et E. W. Fofack (sous la dir.), <em>Les urgences africaines. R\u00e9\u00e9crire l\u2019histoire, r\u00e9inventer l\u2019\u00c9tat<\/em>, Paris, L\u2019Harmattan, 2012, pp. 13-27\u00a0; A. Z. Tamekamta, \u00ab\u00a0Sous-r\u00e9gionalisme et panafricanisme chez ObiangNguema\u00a0: le choc des contraires\u00a0?\u00a0\u00bb in J. KoufanMenk\u00e9n\u00e9 (sous la direction), <em>L\u2019id\u00e9e panafricaniste chez ObiangNguema, <\/em>Paris, L\u2019Harmattan, 2018.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref10\" name=\"_ftn10\">[10]<\/a>Centre africain pour les politiques commerciales\/Commission \u00e9conomique pour l\u2019Afrique, https:\/\/au.int\/sites\/default\/files\/documents\/33984-doc-qa_cfta_fr_160318_rev2.pdf<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref11\" name=\"_ftn11\">[11]<\/a> Aspiration 2\u00a0: Un continent int\u00e9gr\u00e9, uni sur le plan politique et ancr\u00e9 dans les id\u00e9aux du Panafricanisme et la vision de la renaissance africaine.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref12\" name=\"_ftn12\">[12]<\/a>Il s\u2019agit de\u00a0: B\u00e9nin, Botswana, Burkina Faso, Cap Vert, Congo (RDC), C\u00f4te d&rsquo;Ivoire, \u00c9gypte, \u00c9thiopie, Gabon, Ghana, Guin\u00e9e, Kenya, Lib\u00e9ria, Mali, Mozambique, Niger, Nig\u00e9ria, Rwanda, Sierra Leone, Afrique du Sud, Swaziland, Togo et Zimbabwe.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref13\" name=\"_ftn13\">[13]<\/a> Dont\u00a0: Cameroun\u00a0; S\u00e9n\u00e9gal\u00a0; C\u00f4te d\u2019Ivoire\u00a0; RCA\u00a0; Benin\u00a0; Congo-Brazzaville\u00a0; Burkina Faso\u00a0; Mauritanie\u00a0; Niger\u00a0; Tchad et Gabon.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref14\" name=\"_ftn14\">[14]<\/a>En 2016, les huit a\u00e9roports africains les plus fr\u00e9qent\u00e9s en terme de trafic a\u00e9rien sont: l\u2019a\u00e9roport international Oliver Tambo (Johannesburg, Afrique du Sud)\u00a0;\u00a0 l\u2019a\u00e9roport international du Caire (Le Caire, \u00c9gypte)\u00a0; l\u2019a\u00e9roport international de Cape Town (Cape Town, Afrique du Sud)\u00a0; l\u2019a\u00e9roport international MurtalaMuhammed (Lagos, Nig\u00e9ria)\u00a0; l\u2019a\u00e9roport international d\u2019Hurghada (Hurghada, \u00c9gypte)\u00a0; l\u2019a\u00e9roport international Jomo Kenyatta (Nairobi, Kenya)\u00a0; l\u2019a\u00e9roport international de Sharm el-Sheikh (Sharm el-Sheikh, \u00c9gypte) et l\u2019a\u00e9roport international Bole (Addis Abeba, \u00c9thiopie).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Alphonse Zozime Tamekamta &#8212;&#8212;&#8211; A la veille du sommet des chefs d\u2019Etat et de gouvernement de l\u2019Union africaine, cette note info-flash revient sur trois enjeux majeurs du moment pour les leaders du continent\u00a0: la paix reste un objectif \u00e9loign\u00e9 pour bon nombre d\u2019Africains. 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