Sociétés & identité

Kadijatou MAROU SAMA est docteur en Sociologie et ingénieur en Economie Rurale.

En 2016, elle a soutenu à l’Université Paris-Est une thèse intitulée “les carrières des chercheurs et les politiques d’enseignement supérieur et de recherche au Niger” qui est fondée sur une enquête qualitative réalisée au Niger, notamment à l’Université Abdou Moumouni de Niamey (UAM), au Laboratoire d’Études et de Recherche sur les Dynamiques Sociales et le Développement Local (LASDEL) et à l’Institut National de Recherche Agronomique du Niger (INRAN).

Elle est chercheur associée au Centre Population et Développement (CEPED, Paris). Ses recherches portent sur l’enseignement supérieur et la recherche scientifique en Afrique.

Quelques verbatims extraits de l’interview

Sur l’impact des politiques d’ajustements structurels

Les programmes d’ajustements structurels, imposés par la banque mondiale et le FMI, ont contraint l’Etat nigérien à abandonner les politiques nationales d’enseignement supérieur et de recherche au Niger. Désormais ce n’est plus l’Etat qui décide d’orienter ses ressortissants vers la recherche. Et même si certains chercheurs obtiennent des bourses, il n’y a plus d’obligation pour revenir travailler pour l’Etat. Et quand ils rentrent, il n’y a en général pas de poste qui les attend comme cela pouvait être le cas à l’époque des politiques publiques nationales.

Sur le poids des chercheurs au Niger

Tout reste à faire au Niger pour ce qui est du nombre de chercheurs. Le Niger compte aujourd’hui une vingtaine de chercheurs par million d’habitants en 2019 alors que la moyenne en Afrique est de 169 chercheurs par million d’habitants en 2013. Par comparaison, en France, il y avait 4195 chercheurs par million d’habitants. Dans ces conditions, il est difficile de cerner les priorités du Niger. Parce qu’avec toute la volonté du monde, Que peut faire une vingtaine de chercheurs par million d’habitant, quand de l’autre côté, il y a des milliers de chercheurs par million d’habitants ?

Sur la place des chercheurs dans la société nigérienne

Quand on est dans le domaine de la recherche et de l’enseignement supérieur, cette occupation professionnelle ne permet pas aux chercheurs, enseignants-chercheurs, de trouver temps à consacrer aux relations sociales. Ils sont, en quelque sorte, coupés de leur entourage.
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