D’origine extérieure, l’insurrection jihadiste au Sahel s’est endogénéisée et contrôle
désormais de vastes espaces qui échappent aux Etats, où elle impose ses propres règles,
combinant fondamentalisme coranique, allégeance et terreur, tout en progressant vers le Nord
des pays côtiers. Les interventions extérieures (Minusma et Barkhane surtout), auxquelles les
coups d’état militaires ont mis fin, n’ont pas permis de remporter des succès probants ni
même de freiner l’expansion jihadiste. La capacité propre des armées nationales et des Etats à
remporter cette guerre asymétrique est donc décisive, mais se heurte à divers obstacles,
comme la corruption dans les armées et le reste des institutions étatiques, les relations parfois
délicates entre l'armée et la population, l’absence de politique de sécurisation de ces dernières
et les dérives ethnicistes des milices locales ou nationales.
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