Cette note de recherche s’effectue dans un contexte politique camerounais marqué par la fièvre électorale relative à la présidentielle de 2018, et caractérisée par une montée de tensions entre les partisans du Président sortant Paul Biya et ceux du principal leader de l’opposition Maurice Kamto, ancien ministre délégué à la Présidence chargé de la Justice.
Ces tensions, qui se matérialisent par une prolifération des discours de violence et d’insultes entre les deux camps politiques, vont davantage s’envenimer avec l’usage des réseaux sociaux, devenus de véritables espaces d’expression d’idées, non seulement des partisans des hommes politiques en lice pour le trône présidentiel, mais aussi des leaders eux-mêmes à travers leurs portes paroles.