La zone de libre échange continentale : Réflexions sur les droits de l’homme en Afrique

 | Note d'analyse politique, Politiques, stratégies & diplomaties économiques

Par Kinde Damsou

RÉSUMÉ:
La création d’une Zone de Libre-Échange Continentale (ZLEC) africaine est devenue, aujourd’hui, une réalité de la volonté des États africains de renforcer l’intégration régionale et développer leur économie. Cette politique a mobilisé tous les acteurs à tous les niveaux pour accélérer le processus juridique et institutionnel aboutissant à l’entrée en vigueur de l’Accord principal en mai 2019. Cette analyse démontre brièvement les défis de l’Union africaine et de la responsabilité des États africains d’assurer une protection effective aux droits humains et de chercher à les capitaliser en les plaçant au centre de leurs objectifs pour le développement économique.

CONTEXTE:
Les différents aspects de la ZLEC imposent des réflexions et de nouvelles études des axes de priorité que se sont fixés les États africains depuis la création de l’Organisation de l’Unité africaine (OUA), en passant par le Traité d’Abuja pour aboutir à la transformation en l’Union africaine (UA). Cette réflexion cherche à rappeler à l’UA et aux États africains de ne pas perdre de vue l’enjeu de la promotion et de protection des droits de l’homme dans ce commerce inter-africain.

PROBLEMATIQUES:
Le travail se penche sur la création de la ZLEC comme une étape cruciale dans le processus de l’intégration régionale pour consolider l’unité et la solidarité prônées depuis la création de l’OUA devenue UA. Mais cette avancée permettrait-elle de résoudre certains problèmes majeurs de l’Afrique tels que le respect des droits de l’homme ? Il est également important de s’interroger sur la mise en oeuvre de cette politique : tient-elle compte de la problématique des droits de l’homme dans une Afrique qui se veut industrialisée ou en voie d’industrialisation ?

IDEES MAJEURES :
– L’efficacité de la mise en oeuvre de la ZLEC nécessite plus de vigilance et de responsabilité de la part des États africains en réponse aux objectifs fixés.

– Les États africains ont le devoir de faire respecter les droits humains en incitant les entreprises à se
conformer aux lois et règlements en vigueur sur leur territoire.

– La dimension sociale doit être prise en compte pour assurer une justice accessible et procurer un environnement durable pour les droits de l’homme.

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