Skip to content

P@nser demain : quelles voi(es)/(x) pour l’agronumérique en Afrique ?

P@nser demain : quelles voi(es)/(x) pour l’agronumérique en Afrique ?

P@nser demain : quelles voi(es)/(x) pour l’agronumérique en Afrique ?

Par Neia Monteiro

TELECHARGEZ L’OPINION LIBRE EN PDF.

L’application des technologies au secteur de l’agriculture est source d’innovations constantes et complexes. Ces innovations posent un ensemble de défis aux acteurs de l’ensemble de la chaine de valeurs agricole.

S’il nous paraît évident que le progrès se fait et se fera grâce aux technologies dans de nombreuses parties du monde, il semble aussi clair que les femmes et les hommes se doivent de garder une certaine maîtrise des outils techniques et numériques. Au cas contraire, au lieu de se poser comme acteurs de changements, d’innovations et des nouvelles transformations, les humains prendraient le risque de se voir utiliser comme de simples artefacts. Sommes-nous disposés à penser et à agir pour davantage mettre ces instruments à notre service et non le contraire ? Quand il s’agit d’appliquer la technologie et l’innovation au secteur agricole, cette question devient cruciale, car liée aux fonctions vitales de se nourrir.

Lorsque nous posons le cadre territorial et géographique du continent africain, sans omettre les spécificités de chaque localité, cette question des interconnexions possibles entre l’économie numérique et l’agriculture pourrait sembler à certains anachronique, tellement ils sont loin de pouvoir imaginer ce continent comme acteur de modernité.

C’est bien là le pari que je fais et le parti que je défends : les jeunesses africaines ont cela de singulier qu’elles aspirent et œuvrent à s’approprier les outils d’innovations numériques et technologiques afin de proposer eux-mêmes des solutions aux nombreux défis et problèmes hérités d’un passé lourd, productrice de pauvretés, de dépendances et déséquilibres. Lorsqu’il s’agit d’un secteur aussi vital que celui de l’agriculture, il est du devoir des générations actuelles de penser les actions les plus équitables et respectueuses des conditions du vivant, pour ne point avoir une nouvelle fois à panser les blessures qui pourraient être causées par les mauvaises conceptions, gestions et distributions de ressources.

Cet essai tente définitivement de poser le cadre d’une réflexion citoyenne autour de notions telles que l’agriculture et l’économie numérique afin d’esquisser des voies, certes divergentes, mais qui sont tracées, appropriées, incarnées par les acteurs de la transition que sont les jeunesses de l’Afrique-Monde.