Quelle agriculture transformatrice en Afrique?

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Tel est le thème qui a réuni à Dakar le mercredi 25 octobre 2017 à Dakar autour d’une table ronde organisé par l’Institut Africain de Développement et Planification. Ce panel de haut niveau ,auquel Thinking Africa a pris part, a vu la participation effective d’ambassadeurs représentés à Dakar, des Ministères sénégalais de l’Agriculture et de l’équipement rural, de l’Economie, des Finances et du Plan ,du Plan Sénégal Émergent, des organismes intergouvernementaux et internationaux comme la Banque Africaine de Développement, la FAO, des organisations de la société civile , des universitaires et de la Presse, dont l’objectif était  de réfléchir sur les voies et procédés  de relever les défis du développement agricole en Afrique et de voir comment celle-ci peut permettre aux Etats d’aboutir  à la souveraineté alimentaire et de mutation structurelle des économies.

Plusieurs interrogations liés au secteur agricole africaine étaient au menus des échanges mais tous tournée vers une question centrale : L’agriculture africaine a t’elle les capacités et moyens de nourrir la population du continent dans les 15 ou 20 prochaines années ?

Pour le  Dr Malick FAYE, expert pastoraliste au sein de la FAO, pour booster l’agriculture africaine, il faut miser sur la technologie agricole et les pratiques de réduction de la consommation d’eau et de réduction des pertes en eau (micro-irrigation), collecter et conserver les eaux de pluies, utiliser des semences certifiés, promouvoir l’agroforesterie, développer des micros-jardins,  développer l’installation de stockage et les filets sociaux productifs entre autres.

Quant à Dr Serigne Gueye Diop, Maire de Sandiara, Ministre conseiller en agriculture et en industrie,  du Président  sénégalais Macky Sall, l’agriculture africaine est confronté à un nombre de obstacles liés entres autres par des pertes postes agricoles estimés à 40%, soit la nourriture de plus de 300 millions de personnes et elle ne représente de 11% du PIB continentale. Pourtant il existe plusieurs opportunités dans le secteur agricole. On estime qu’il existe dans le continent près de 50% de terres fertiles non utilisés, soit 450 millions d’hectare pendant que d’autres pays occidents et asiatiques ont presque usés leur terre fertile. Pour lui, l’urgence du continent ne devait pas être tourner l’autosuffisance alimentaire, mais plutôt vers une agriculture de consommation, de stockage,  de transformation, la commercialisation et l’exportation des produits agricoles. Et pour y parvenir, il faut implanter chaque année des projets agricole et d’élevage, installer chaque année des PME agro-alimentaire ou agro-business dans les départements de chaque Etat, intégrer la recherche agricole et recherche agroalimentaire dans les universités et écoles de formations spécialisés et ouvrir également des lycées agricoles un peu partout dans le continent.

Pour Hatem FELLAH, agronome principal, au bureau régional de la Banque Africaine de Développement,  Nourrir l ‘Afrique est la 2nd priorité de la BAD après celle d’éclairer et d’alimenter le continent en énergie. Pour lui l’agriculture a crée une demande de  produits agricoles qui ne sont pas actuellement offert par les producteurs africains. Le continent manque cruellement de moyens financiers pour relever les challenges liés à la productivité et à la gestion des produits agricoles. La BAD a estimé entre 32 ou 40 milliards US par an, les besoins en  transformation agriculture du continent or seul 7 milliard de financement actuel sont disponible soit un déficit de 25 à 33 milliards. La BAD en collaboration avec les partenaires, va contribuer à orchestrer, concevoir, mettre à l’échelle et reproduire la transformation à travers 7 catalyseurs pour accroitre la productivité  : réalisation de la valeur de l’augmentation de la production, accroissement de  l’investissement dans les infrastructures matérielles et industrielles, expansions des financement de l’agriculture, amélioration de l’environnement des affaires dans l’agroindustriel, amélioration de la durabilité et la nutrition et enfin assurer une meilleure coordination.

En somme, en 2050, la population africaine  sera de 2 milliards, soit 2 milliards de personnes à nourrir or aujourd’hui est évalué à 313 milliards US. Pour arriver à l’objectif « Zéro faim » d’ici  2030, l’agriculture africaine a un besoin urgent de  ressources humaines, matériel végétal, agricole, d’irrigation et de forage, produits phytosanitaires performent pour relever les défis de la transformation agricole.

 

 

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