Ressources extractives: Un enjeu crucial pour le développement de l’Afrique

 | Développement & Reconstruction, Note d'analyse politique, Victoria Madonna

Victoria Madonna | Maîtrise de sciences politiques (mention relations internationales)

Introduction
Selon le rapport 2013 de la CEA (Commission Economique pour l’Afrique de l’Union Africaine), l’Afrique possède près de 30% des réserves minières mondiales et détient environ 12% des réserves de pétrole prouvées. De plus, depuis 2010, les pays de l’Est de l’Afrique fontde gigantesques découvertes gazières dont les plus importantes se trouvent au Mozambique. On estime que le pays pourrait devenir le cinquième plus gros producteur de gaz au monde . Ces ressources attirent de nombreux investisseurs et contribuent largement à la croissance exponentielle du continent qui devrait atteindre 5.2% en 2014 . Pour autant, même si on note de nets progrès pour les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), en Afrique notamment, en ce qui concerne la réduction de l’extrême pauvreté et la scolarisation des enfants, la valeur moyenne de l’IDH pour les pays d’Afrique sub-saharienne est de 0.475 , la plus basse du monde.

Le principal défi pour l’Afrique consiste donc à allier forte croissance et développement. Or, pour l’instant, la population africaine ne tire pas suffisamment de bénéfices des ressources naturelles de son continent. Les pays sont encore largement impactés par les vingt ans d’ajustements structurels qu’ils ont subis et leur transition vers une économie industrialisée n’est pas toujours bien encadrée. L’industrie extractive se trouve donc au cœur d’enjeux complexes, que cela concerne la gouvernance, la gestion environnementale ou l’équité dans la redistribution des revenus. Comment les pays africains producteurs peuvent-ils faire de leurs ressources extractives un vecteur de développement ?

Les évolutions doctrinales ont fait apparaître un changement de consensus : le passage des politiques néo-libérales du consensus de Washington à celles du consensus de Séoul, accordant une plus large place à l’interventionnisme de l’Etat. Pour autant, cela ne signifie pas que les Etats ont réussi à imposer un modèle de croissance propice au développement. En proie à des dysfonctionnements structurels et dotés de ressources que de nombreux acteurs de l’échiquier international veulent accaparer, ils peinent à mettre en place des politiques minières nationales et à s’approprier la chaîne de valeurs du secteur extractif.

 

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