Thinking Africa au forum de recherche de la SEDI à Grenade, les 30 & 31 mars 2017

 In Communiqués, Fidel Monodji Mingar

Chercheur à Thinking Africa, MINGAR Monodji Fidel est invité comme Conférencier au Forum de recherche de la Société européenne de droit international (SEDI) qui aura lieu du 30 au 31 mars 2017 à l’Université de Grenade en Espagne. Le thème du forum porte sur la Neutralité du droit international : mythe ou réalité ?

A l’issue de cette rencontre, notre collègue exposera sur les : Forces de maintien de la paix : entre ingérence et indifférence. En effet, ces dernières décennies, les Opérations de maintien de la paix qui contribuent à la sauvegarde de la paix internationale font l’objet de toutes les accusations. Ces Forces onusiennes de maintien de la paix sont tantôt accusées d’ingérence, tantôt d’indifférence et peine à convaincre.

Ainsi, l’ONU joue sa crédibilité à travers ses différentes Opérations de maintien de la paix au monde. Bien qu’elles ne soient pas expressément prévues par la Charte des Nations Unies, les Opérations de maintien de la paix s’imposent de nos jours dans certains conflits, et sont donc de plus en plus variables et complexes.

Aujourd’hui, le mécanisme pour le déploiement de ces Forces de maintien de la paix dans des situations post-conflit volatil est lourd et lent. Malheureusement, ces Forces, une fois déployée, sont plus soumises au respect de leur « mandat » qu’à la protection des civils massacrés : attirant frustration et indignation des populations concernées qui s’obligent de les accuser parfois de « complicité ».

Certes, les accusations contre ces Opérations ou Forces onusiennes connaissent tous les noms d’oiseaux dans certaines tragédies. Mais quels sont les principes juridiques qui encadrent cet outil de paix internationale ? Aussi, quelle est la nature des mandats de ces différentes Opérations de maintien de la paix et quelles sont leurs marges de manœuvres ? Ces opérations ne se heurtent-elles pas souvent aux difficultés de surmonter le sacro-saint principe de souveraineté et celui de non-ingérence des Etats? Enfin, peut-on dire que ces interventions sont guidées par les intérêts géopolitiques des grandes puissances membres du Conseil de sécurité ? Ces interrogations révèlent la difficulté de comprendre les pratiques de cette Organisation interétatique vieille de 70 ans et contestée de plus en plus de nos jours, par les nouvelles puissances émergentes.

Les explications à toutes ces interrogations trouveront leurs sources dans des exemples précis. L’illustration partira du génocide rwandais, où les Nations Unies ont joué à l’indifférence pour laisser leur marque d’impuissance. Alors que de toute surprise, l’ONU est tombée dans le piège d’ingérence en Côte d’Ivoire ou elle a permis l’ONUCI et aux Forces françaises de bombarder ce pays. Ensuite, entre indifférence et ingérence, les Nations Unies sont tombées dans une hésitation insupportable en République Démocratique du Congo (RDC), mais affrontent courageusement les djihadistes du Mali pour corriger les erreurs de la Somalie. Et pourtant, les mêmes causes ne devraient-elles pas produire les mêmes effets ?

Ce sont toutes ces interrogations que notre collègue tentera de répondre dans son travail que nous aurons le plaisir de reprendre dans notre site très prochainement.

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