Casamance : Macky ou l’art de faire la guerre en temps de paix

Par Mouhamadou Al Mokhtar Niang

RÉSUMÉ :
La crise en Casamance dure depuis 37 ans. L’approche de la stratégie de l’effritement employée depuis le début de crise, en intégrants les spécifies des différents gouvernements, nous permets de mettre en évidence leur efficacité au fils des années. Le Président Diouf est Senghor ont toujours considéré le conflit comme étant purement sécuritaire, là ou Wade et Macky Sall tentent de la régler en utilisant la stratégie de la carotte et du bâton. Néanmoins, il se trouve que celle du Président Macky Sall est la plus efficace de toutes car plus inclusive. Elle combine plusieurs options, et prend en compte divers aspects allant de la Mise en place d’un comité pour les négociations et la gestion de la crise en passant par un renforcement des initiatives pour un développement durable dans la région. Sans jamais communiqué ouvertement, Le président Sall, comme à l’accoutumé use de tous les moyens possible afin d’éradique définitivement et méthodiquement cette rébellion qui gangrène cette partie sud du Sénégal.

CONTEXTE :
L’année 2020 marquera l’humanité à jamais. Une mystérieuse pandémie a subitement bouleversé les paradigmes et remis en cause tous les dogmes et certitudes. Comme si cela ne suffisait pas, les Population dans le Sud du Sénégal se sont réveillées le 26 janvier 2020 sous le crépitement des bombardements de l’armée sénégalaise qui lançait une offensive contre les bases rebelles situées en Casamance. Comme L’Ethiopie, le Sénégal a décidé de taper fort et ceci, au grand jour, sans qu’aucune protestation n’émerge. Cette opération faisait suite à une demande clairement exprimée par les populations, les élus locaux et les représentants de l’État, dans un territoire fragilisé par l’insécurité grandissante. La position des populations jadis acquises à la cause irrédentiste, s’est vue au fil des années basculer en faveur de l’Etat sénégalais. Cette offensive n’aurait pas eu l’effet escompté sans l’appui stratégique de la guinée Bissau, qui affirme depuis un certain temps son engagement sans faille aux côtés du Sénégal. Montrer les stratégies employées depuis le début de crise en Casamance, en intégrant les spécificités des différents gouvernements reste l’objet premier de cet article. Ceci nous permettra de mettre en évidence leur efficacité au fils des années.

IDÉES MAJEURES :
La gestion du conflit en Casamance diffère selon celui qui est à la magistrature suprême au Sénégal. Les présidents Léopold Sedar Senghor et Abdou Diouf ont eu une approche sécuritaire du problème, tandis qu’Abdoulaye Wade et Macky Sall ont oscillé entre sanctions et incitations. Macky Sall se démarque toutefois de ses prédécesseurs en faisant face aux retombées de la stratégie du pourrissement. Il a, de ce fait, été amené à mettre en place plusieurs options afin de régler définitivement le conflit.

PROBLÉMATIQUE :
La gestion de la crise en Casamance par le Sénégal reste un mystère pour beaucoup, Quelles ont été les réponses apportées dès le début du conflit par les différents gouvernements ? En quoi la gestion de l’actuel président Macky Sall se démarque-t-elle radicalement de celle de ces prédécesseurs et dans quelle mesure peut-elle être considérée comme plus efficace ?

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